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Comité National CGT des Privés d’Emploi |
Depuis que dans les années 90 est montée la revendication d’une prime de Noël pour les chômeurs et les chômeuses, le premier samedi de décembre est devenu une journée nationale de lutte pour l’emploi.
La manifestation des chômeurs du mois de décembre est hélas devenue « traditionnelle », tous les chômeurs, précaires et travailleurs pauvres de France étaient appelés par les organisations de chômeurs à se rassembler à Paris pour manifester.
Contrairement aux années précédentes, le 3 décembre dernier, la CGT Chômeurs appelait seule à mobiliser les privés d’emploi.
Cet évènement était le point d’orgue de notre campagne nationale sur les budgets de vie qui a permis la convergence des comités locaux de tout le pays.
Ils sont arrivés de Bretagne, de Lyon, de Marseille, de Nîmes, des Landes, de Lorraine, des Pyrénées, de toute la région parisienne…, en train, en bus, en métro pour une manifestation haute en couleurs et revigorante.
Jean François KIEFER, Secrétaire Général de l’organisation CGT des Privés d’Emploi a pris la parole pour dénoncer la politique de casse de l’emploi, puis il a ajouté « on est en temps de crise et il y a des baisses importantes du pouvoir d’achat, or les indemnités de chômage ne
permettent pas de vivre décemment. Il y a moins de droits sociaux, de remboursement et d’accès aux soins. Nous ne sommes pas des nantis, nous ne sommes pas des fraudeurs, nous ne sommes pas des assistés ».
Catherine Péret, membre de la CE confédérale a déclaré « Ce sont les travailleurs pauvres qui subissent la politique gouvernementale de casse de l’emploi. On veut une relance de l’industrie et un changement radical, une autre répartition des richesses ».
Un millier de manifestants, cela fait bien longtemps que l’on n’avait pas vu autant de monde dans une manifestation de chômeurs depuis celle des recalculés en 2004.
C’est un signal fort pour le rayonnement de l’activité des privés d’emploi et précaires CGT. Ce rassemblement dynamique est la conséquence de la politique du gouvernement, du patronat, et de la casse sociale qu’elle génère.
Nul ne doute que cette journée est un tremplin vers d’autres actions et luttes.
Donnons-nous tous RDV le 1er décembre 2012 pour une nouvelle manifestation et soyons des millions dans la rue.
Jean François KIEFER
Secrétaire Général CNPE
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