ComitéNational CGT
des Privés d’Emploi
Communiqué de presse
« Dans un rapport sur les radiations, le médiateur de Pôle emploi fait une proposition-choc : mettre fin aux radiations automatiques pour absence à un rendez-vous à Pôle emploi. »
Depuis la fusion de l'ex ASSEDIC et ex ANPE, le nombre de radiations, dont un pourcentage important justifié par Pôle emploi comme étant des radiations pour absence à rendez-vous n'ont cessé d'augmenter.
Aujourd'hui, le médiateur national prend enfin acte de cette pratique abusive qui va jusqu'à priver des chômeurs durant deux mois de leurs revenus et de l’accès aux services de Pôle Emploi puisque n'étant plus inscrits sur les listes.
Les gouvernements successifs se sont largement appuyés sur ces méthodes de gestion de la liste des chômeurs dans l'objectif est de faire baisser la courbe du chômage artificiellement.
La CGT chômeurs qui se bat au quotidien contre ces abus de pouvoir depuis des années se satisfait de ce rapport qui prend enfin acte de l'inutilité de la règle, mais reste mobilisée et ne se contentera pas d'un simple rapport s'il n'est pas suivi d'actes concrets.
Nous exigeons que la règle change fondamentalement afin que Pôle Emploi abandonne totalement cette politique de sanction et ne se contente pas de la graduer afin de rendre les radiations « acceptables ».
Avec un chômage de masse, les chômeurs subissent la double peine : la perte de leurs emplois et la suspicion d'être des fraudeurs, des profiteurs... alors qu'ils ne demandent qu'à travailler, se former et pouvoir disposer d'un véritable accompagnement vers l'emploi stable.
La protection sociale des chômeurs déjà largement attaquée en 2010 durant la dernière convention UNEDIC, a jeté un million de chômeurs en fin de droits en réduisant la durée d'indemnisation va bientôt arriver à terme. D'ores et déjà, nous devons engager la bataille pour un revenu de remplacement à la hauteur de l'urgence sociale pour tous les chômeurs.
Le Ministre du Travail doit enfin prendre en compte des dommages de cette règle qui plonge les chômeurs vers plus de pauvreté et génère un « coût social » en devant répondre aux dettes cumulées qui ne sont que les conséquences de la suppression du revenu de remplacement.
Nous appelons les chômeurs à se mobiliser le 12 mars devant les Pôles Emploi pour continuer à peser contre ces règles injustes et abusives comme le sont les indus et les trop- perçus.
Nous exigeons un véritable service public de l'indemnisation, du placement et l'arrêt immédiat de toutes les radiations, sanctions.
Jean François KIEFER
Secrétaire Général CNPE
Montreuil, le 7 mars 2013
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