Alès, le 28 juin 2013
À
Freddy BAUDUCCO
Secrétaire de l’Union Départementale du Gard
PJ : Articles
En Contact
Midi Libre
Camarade,
Je t’écris ce courrier afin de t’exprimer mon étonnement en prenant connaissance des articles publiés dans les journaux suivants : En Contact du 27/06/13 et du Midi Libre du 28/06/13.
Dans les colonnes du premier, le sous-préfet d’Alès porte parole du gouvernement déclare, je cite : « Avec l’union départementale, nous parvenons à un dialogue efficace ».Dans un communiqué paru dans le second, Monsieur Delamarre, patron voyou, exploiteur notoire reprend les termes de dialogue social efficace avec l’union départementale CGT. Dernièrement, le maire UMP d’Alès s’exprimait sur les ondes en remerciant le syndicat CGT de ne pas avoir mis de vagues lors de la liquidation de Tamaris Industrie.
En entendant ces propos, en lisant ces articles, j’ai l’impression de faire un mauvais rêve. A l’heure où les salariés de Call Expert mènent une lutte difficile contre leur employeur et subissent des violences policières, alors que tous les jours le gouvernement, avec le soutien sans faille de l’UMP et du grand patronat détruit le Code du Travail et les acquis sociaux, alors que ce même gouvernement, dans la pure ligne de la politique de Sarkozy va s’attaquer aux retraites et plonge le pays dans la pire des récessions économiques, nos ennemis de classe unis flattent l’union départementale.
Ces basses manœuvres n’ont qu’un seul but diviser notre CGT. En tentant de détruire l’unité syndicale en désinformant la population, leur objectif est de briser notre résistance face à un patronat très offensif, et du même coup déstabiliser les salariés qui nous font confiance.
Nous ne devons pas tomber dans ce piège. Ces communiqués, ces propos tenus sont des provocations, tu te dois de réagir vivement et de les démentir publiquement. Les journaux ne peuvent pas te refuser un droit de réponse. Pour l’intérêt des salariés que nous défendons, pour les luttes à venir, pour notre CGT, tu dois agir. D’ailleurs, nous sommes persuadés que tu vas faire diligence pour que cessent ces calomnies.
Concernant le conflit de Call Expert, tu sais que nous sommes obligés d’ester en justice et de répondre aux assignations du patronnât. Nous avons donc saisi un avocat et un huissier, ce qui implique des frais élevés.
Lors de notre discussion du 24 juin à l’union locale d’Alès, tu nous as parlé de l’argent de la solidarité : « le pot commun ». Il serait judicieux de la part de l’union départementale, de faire un don à Call Expert afin de les soutenir dans leur combat pour le droit au travail.
Salutations syndicales. Bernard VIRE
Secrétaire l’UL d’Alès
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