Cet Accord National Interprofessionnel du 11 Janvier 2013 va modifier d’une façon désastreuse notre code du travail. La CGT et FO ont annoncé qu’elles ne signeront pas. Ce projet de la honte doit être présenté au conseil des ministres en mars pour être voté au parlement en mai.
Les « négociations nationales, sauce germanique » dîtes de sécurisation de l’emploi, torpillent les salariés et arment puissamment le patronat.
Oui les patrons jubilent, enfin PLUS de FLEXIBILITÉ – PLUS de RENTABILITÉ - PLUS d’ASSERVISSEMENT..
Tous les pouvoirs vont être entre leurs mains :
Pouvoir de licencier sans entrave
- Pouvoir de moduler le temps de travail
- Pouvoir sur les salaires
- Pouvoir sur les conditions de travail
Comment construire une vie sereine et comment construire un avenir en ayant l’épée de Damoclès au dessus de la tête ???
Le MEDEF pleure des larmes de crocodile, les entreprises « souffrent » d’un manque de compétitivité et sont à l’agonie… – Leur seul but c’est de baisser le coût du travail – d’engraisser les actionnaires - d’être exonéré des cotisations sociales patronales (déjà un acompte de 20 milliards d’euros que les salariés financent par le biais de la consommation et de la TVA antisociale.
Ce n’est pas un accord social, mais un diktat libéral, un pacte de famine, la grande revanche sur les gueux et peu importe le coût humain.
Les portes sont grandes ouvertes :
Le SMIC n’augmentera plus Les salariés seront des objets manipulables (les entreprises pourront licencier dès lors que ceux-ci refuseront une mutation – une diminution du temps de travail , salaire - les recours aux prud’hommes seront considérablement réduits, ce que MEDEF veut..
UN seul droit : le chômage, pointer à Pôle Emploi avec un faible espoir d’avoir une allocation permettant la survie.
L’UNEDIC pleure comme le MEDEF : 13,7 milliards d’euros en 2012 de déficits auxquels il faudra ajouter 5 milliards d’euros pour 2013 avec comme perspective 178 000 chômeurs de plus.
Pour toutes ces raisons, le MEDEF avec la complicité de l’UNEDIC prévoit un coup de matraque mortel sur l’indemnisation.
Les aspects les plus régressifs sont à l’étude : diminution du taux d’indemnisation – diminution du temps d’indemnisation – revenir à la dégressivité – instaurer les droits rechargeables (langue de bois ) etc, etc ….
Oui notre pays souffre, il a besoin de projets industriels ambitieux, d’imagination dans le domaine de la recherche, « pas de recherche, pas de projet », la main-d’œuvre ne manque pas et ne demande qu’à travailler – plus de 5 millions de privés d’emploi réclament un travail stable en CDI et un salaire convenable à la hauteur de la qualification, le SMIC à 1700 euros.
Construisons ensemble une réelle sécurité pour l’emploi des salariés.
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