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Le blog des privés d'emploi  cgt ales

contenu syndical et politique, chômeurs rebelles Alès

Front Syndical de Classe

Publié le 2 Octobre 2009 par Privés d'emploi Alès in info

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la 
collaboration de classes. Elle les désarme dans la
défense de leurs intérêts et provoque la division.
La lutte de classes, au contraire, est la base de
l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la
mener avec succès en rassemblant l'ensemble des
travailleurs que fut fondée
la CGT. Or
la lutte de
classes n'est pas une invention, c'est un fait.
Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière
à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à
l'écrasement. »
H. Krazucki

/*Voici le texte de l'intervention du syndicat
CGT Michelin lors du congrès de rentrée de
l'UD CGT Haute-Loire, en présence de Maryse Dumas.
Une intervention de fond, qui rappelle entre autres que
lutte pour le « Tous ensemble » à la base et lutte contre le 
syndicalisme rassemblé au sommet dans l'accompagnement sont indis-
sociables.*/
/*Qu'à l'image des Michelin, les bouches s'ouvrent, et que les liens se tissent afin de mener ouvertement la bataille de
l'orientation syndicale et la défense de
la CGT
de classe et de
masse...*/




INTERVENTION DU SYNDICAT CGT MICHELIN DU 29 SEPTEMBRE 2009
Après délibération de la commission exécutive, le syndicat CGT Michelin,tient
à faire ce jour l'intervention suivante.
Par rapport à la préparation au 49 ème congrès, la lecture de l'ensemble du
document d'orientation, des résolutions, et du compte rendu du CCN des 25 et
26 août comporte des orientations sur lesquelles nous sommes en désaccord.



Bien évidemment on ne peut qu'être d'accord sur la nécessité d'élargir la
représentativité de
la CGT tant par la création de bases nouvelles que par
la syndicalisation du plus grand nombre, mais néanmoins la question de
l'activité syndicale au sein même des syndicats et de quels moyens disposent
ceux ci, particulièrement dans le privé, pour la mener à bien n'est pas
abordée.




Les lieux d'interventions, de prises de décision, de validation d'accords,
restent bien l'entreprise, et ne doivent pas être déplacés vers on ne sait
quelle structure de territoire, de régions ou autre, comme stipulé dans la
résolution. Cette mise sous tutelle des syndicats locaux, peut être même
des UD, est totalement inacceptable et anti démocratique.


Si la volonté de construire le rapport de force nécessaire à la conquête de
nouveaux droits, figure bien dans le document, nous ne pouvons qu'être
interrogatifs sur le sens de la création de nouveaux lieux de dialogue social.
Nous ne partageons pas l'idée d'un droit suspensif des licenciements, mais 
plutôt un droit d'interdiction des licenciements, d'autant que nous nous
évertuons tous les jours à démontrer que les richesses produites génèrent des
sommes faramineuses détournées au profit de la spéculation, celles-ci condui-
sant inexorablement aux licenciements.

C'est l'essence même du capitalisme
.
Si effectivement la démocratie doit être la règle dans notre organisation, mais
encore faudrait-il que ce soit le cas aujourd'hui, il serait totalement il-
logique que nous ne soyons pas en mesure de prendre nos responsabilités, de si-
gner ou non des accords, et que toute décision soit soumise à l'aval des salariés.

Fi alors de notre représentativité de syndicat, fi alors du rôle réel du syndiqué
et de sa place dans le syndicat.
Quand les salariés choisissent à travers les
élections professionnelles de se tourner vers
la CGT, nous pouvons penser que
cette confiance trouve ses fondements dans notre capacité d'intervention au plus
près des salariés, des privés d'emplois, des exclus, et que l'histoire même de
notre organisation syndicale construite dans un esprit révolutionnaire de lutte
des classes et de masse, y sont pour quelque chose.
Quant au syndicalisme rassemblé, à la plate forme commune de revendications, il
est quelque peu malsain que de parler de succès, car au final aucune avancée
significative n'a vraiment émergée. Pire le mouvement s'est liquéfié avec la
durée.
Nous pensons que le rassemblement doit déjà avoir lieu dans notre propre
organisation, et que malheureusement aucun rapprochement ne peut être possible
avec des confédérations proches des pouvoirs politiques et des pouvoirs patronaux
et qui traduisent leur traîtrise envers la classe ouvrière en signant régulière-
ment que ce soit au niveau confédéral, au niveau fédéral et au niveau territorial
des accords scélérats.

Nous nous devons d'assumer notre place de 1e organisation syndicale issue du
scrutin prud'homal que nous revendiquons régulièrement.

Pour ce qui est de notre indépendance, si celle-ci se fait avec les politiques
elle doit aussi se faire avec les autres organisations syndicales.

La stratégie d'espacement des journées d'action n'est plus concevable, elle est
même devenue obsolète, et dangereuse. Face à un mécontentement affirmé et profond
qui s'est exprimé lors des manifestations de janvier en mai, il aurait été oppor-
tun de faire un brin de démocratie dans notre propre organisation pour structurer
la lutte plutôt que d'attendre le bon vouloir de l'ensemble des autres confédéra-
tions. Qu'allons nous faire dans des réunions de salon organisé par Sarkozy dont
on sait à l'avance que rien de bon ne peut en émerger !

Depuis quand les acquis se gagnent-ils dans des salons feutrés, à moins que ces
rencontres inutiles aient un autre enjeu.
N'avions nous pas avec ce vaste mouvement populaire du début d'année, qui ne 
demandait qu'à prendre corps, une occasion formidable d'imposer les revendica-
tions du peuple en lieu et place de la politique de Sarkozy et de son gouverne-
ment. Le seul constat qui s'impose est que cette stratégie de journées d'actions
mensuelles n'a pas infléchi la politique de Sarkozy, bien au contraire.



Pas une journée sans la programmation de reculs sociaux, tout y passe, personne 
n'est épargné hormis les financiers, les patrons et tous les amis du pouvoir y
compris les transfuges d'autres partis politiques.


Face au démantèlement de notre société par la mise à mort de l'emploi industriel
et des services publics, face à la disparition de nos acquis sociaux, face à
toutes les injustices, il y a urgence, en s'inscrivant dans la durée, à organiser
rapidement la lutte générale, au même moment, car il ne faut pas s'y tromper toutes
les luttes sont liées.

30/09/09 MICHELIN

*Front Syndical de Classe* <http://www.frontsyndical-classe.org/>

/Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel :

frontsyndical.classe@laposte.net/

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