Soutenons les précaires menacés d'expulsion en pleine « trêve » hivernale !
Ce vendredi 17 janvier 2014, le Tribunal d'instance de Lyon (67 rue Servient) s’apprête à juger plusieurs cas concernant des occupations de logement précaires.
Anaïs en contrat aidé (CUI), dans l'attente de l'examen de son dossier d'attribution d'un logement social n’avait aucune autre solution que l’occupation sans droit.
Le propriétaire du logement occupé et possédant d’un important patrimoine immobilier, plusieurs sociétés immobilières, de luxueux chalets en montagne et évoque aujourd'hui des prétendues « difficultés économiques » pour obtenir une procédure urgente d'expulsion contre Anaïs. Il exige aussi une condamnation de paiement d'une indemnisation de 1000 euros par mois d'occupation au titre du « préjudice subi » !
Ce sont les pauvres, les travailleurs-ses et les précaires qui subissent chaque jour un préjudice, totalement avéré, du fait de la hausse des loyers, des bas salaires, le manque de logements accessibles aux plus modestes, etc.
Avec 5 millions de privés d’emploi où 3 chômeurs sur 5 sont indemnisés, voilà le seul préjudice que certains subissent pendant que les plus riches se pavanent et envoient les plus précaires devant les tribunaux.
Seule une société hypocrite peut consacrer comme principe constitutionnel et comme disposition légale le droit inconditionnel à un logement, et faire primer dans les faits le droit de propriété sur le droit de vivre.
Ces procédures n’ont pas lieu d’être en période de trêve hivernale sachant que la trêve hivernale s’applique qu’aux occupants détenteurs d’un bail.
Nous appelons nos comités locaux à soutenir la demande d'une décision juste leur accordant un délai suffisant pour leur relogement en faxant la motion de soutien ci-jointe.
Fax UD : 04 78 38 02 92
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