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Le blog des privés d'emploi  cgt ales

contenu syndical et politique, chômeurs rebelles Alès

Rassemblement du 15 octobre 2013

Publié le 15 Octobre 2013 par Privés d'emploi Alès

Chers camarades,

Le projet de réforme des retraites a été adopté en Conseil des Ministres le 18 Septembre.

Il s’inscrit dans le prolongement des précédentes qui ont conduit à des reculs sociaux depuis 1993.

Le débat parlementaire qui s’est ouvert le 7 octobre sur le dossier retraite doit être l’occasion pour les salariés de se faire entendre.

Le 10 septembre, les salariés ont montré leur opposition à cette contre réforme.

Ce gouvernement persiste dans une politique d’austérité au service du MEDEF et du patronat :

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale prévoit 6 milliards d’économies au détriment des familles, des malades, des plus fragiles.

Des milliers de salariés et de retraités se découvrent aujourd’hui imposables sans la moindre augmentation de leur pouvoir d’achat

Alors que de nombreux cadeaux sont accordés au patronat, ce dernier continue de brandir un soi disant « coût du travail » pour rogner toujours plus sur nos acquis.

Ils veulent imposer le travail du dimanche à tous et sans contrepartie

En stigmatisant les bénéficiaires ils se désengagent de leur responsabilité en matière de protection sociale.

Cette attitude fait peser de lourdes craintes notamment sur la négociation de la convention d’Assurance Chômage lors de laquelle le patronat, aidé de certaines organisations de salariés, tentera de tirer vers le bas les droits des travailleurs privés d’emploi. Cette politique inégalitaire se traduit concrètement par l’appauvrissement de la grande majorité de la population plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, Alès est classée la 11e ville la plus pauvre de France.

Il nous demande toujours plus d’effort, mais l’enrichissement indécent des grands capitalistes, des entreprises du CAC40 qui voient leurs profits augmenter de 59 milliards d’euros en un an, font que les 500 plus fortunés de France se sont enrichis de 25 % en un an.

Dans tous nos secteurs, les salariés subissent de plein fouet les effets de cette politique d’austérité. Notre Bassin Alésien déjà lourdement frappé par le chômage, près de 20 % vient d’enregistrer une nouvelle liquidation d’entreprise avec l’annonce en direct sur BFM TV par Arnaud Montebourg de la fermeture de Tamaris Industrie.

Les conditions de travail se dégradent, les salaires sont bloqués, les fusions/restructurations, la mobilité imposée. Les plans sociaux et les licenciements se multiplient au détriment de l’emploi.

Exigeons d’autres solutions : augmentation des salaires, arrêt des suppressions d’emploi, embauche pérenne en CDI et développement de la protection sociale voilà de véritables propositions.

Camarades, le capitalisme nous livre une véritable guerre de classe. Nous sommes confrontés à un vrai enjeu de société. C’est l’heure des choix ! Ou nous acceptons sans réagir ces mesures antisociales et nous n’aurons d’autres solutions que d’aller nous recueillir en guise de manifestation, le jour de Toussaint, sur les tombes du droit social, de nos acquis et libertés à jamais enterrés. Le gouvernement, le MEDEF nous proposent de travailler plus longtemps, de travailler le dimanche. Ils nous proposent le retour aux 39h voire 40h, bientôt ils s’attaqueront aux congés payés. Travailler toujours plus avec des salaires de misère, corvéable à merci, voilà leurs ambitions. Ils confisquent nos vies, nous devons leur propriété.

Nous devons réagir à la hauteur des attaques. Nous avons la capacité de faire plier le MEDEF et le gouvernement par la mobilisation, la grève dans l’unité des salariés, des privés d’emploi, des retraités, des jeunes. Nous n’avons rien à espérer de ces capitalistes, ces actionnaires qui s’engraissent comme des porcs sur notre dos.

Ici dans cette assemblée, nous sommes presque tous cévenols et vous savez la place que tient le cochon dans notre culture. A l’achat, il coûte cher, le nourrir demande des sacrifices tout au long de l’année, mais à la fin on lui apprend le partage. Il se transforme en boudin, saucissons et autres charcuteries. Excusez-moi de cette métaphore bucolique, mais c’est certainement dû à mes origines paysannes.

En avril dernier, je tenais un discours sur l’œuf, le poulet, aujourd’hui le cochon, peut être que la fois prochaine je déclarerais que nous ne sommes ni des pigeons, ni les dindons de la farce et encore moins des moutons….

Camarades, il nous faut réagir avant qu’il ne soit trop tard… Nous n’avons rien à perdre que nos chaines, nous avons un monde à gagner.

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