Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, les salariés des transports en commun nîmois en intersyndicale ont exprimés leurs désaccords sur la politique salariale de l’entreprise dans une entreprise en bonne santé économique, et sur la politique de transport menée sur Nîmes et son agglomération qui aboutit à une réduction des services offerts au public.
Devant la détermination des dirigeants à rester inflexible, les salariés n’ont pas eu d’autres choix que de se mettre en grève.
Pour ne pas gêner les usagers dans la période de reprise, ne pas gâcher la fête de la féria et de la semaine de mobilité, les représentants du personnel ont proposé la gratuité des transports comme une autre façon d’établir un rapport de force sans pénaliser les usagers des transports.
La Direction de la STCN et Nîmes Métropole n’ont donné aucune suite à cette proposition de service gratuit. Les salariés n’ont donc pas été autorisés à mettre en œuvre cette solution sans prendre le risque d’exposer individuellement le personnel roulant à un non-respect de leur contrat de travail, et aux sanctions éventuelles pouvant suivre.
Les salariés revendiquent la tenue de négociations salariales annuelles obligatoires décentes pour 2013, ainsi qu’un schéma de transport qui réponde aux attentes des usagers.
Ainsi, ils revendiquent à la fois de meilleures conditions de travail et une juste reconnaissance professionnelle.
En parallèle, de la lutte des Salariés, celle des cadres et de l’entreprise est toute autre. Les dix cadres qui ont travaillé à la réorganisation du réseau en cette rentrée se sont partagés ……300 000 euros.
Les bénéfices de Kéolis en 2012 sont de 4 milliards d’euros et TCN est une société en participation dont 80% remonte au groupe.
La mise en opposition des salariés et des usagers dans ce mouvement n’a pas lieu d’être ; elle s’oppose à l’intérêt général et au service public rendu. En ce sens, le Président de Nîmes Métropole doit s’impliquer pour une négociation de qualité, en vue d’une résolution rapide de ce conflit.
De l’argent il y en a, et tous les usagers, les salariés de Nîmes, de son agglomération, et du département sont en droit d’obtenir une politique de transport ambitieuse sur l’agglomération nîmoise.
C’est une revendication CGT !
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