Camarades,
Une nouvelle fois, nos
camarades Cédric Valéro et Sébastien Migliore sont convoqués devant le tribunal pour refus de
prélèvement ADN.
Une nouvelle fois, la justice s’acharne sur nos deux camarades, mais quelles sont les raisons d’un tel acharnement ? Pourquoi sont ils traités comme les pires des criminels ?
Il est bon, je crois, de rappeler le pourquoi des poursuites :
Il y a deux ans, alors que l’immense majorité des salariés rejetaient la réforme des retraites imposée par Sarkozy et souhaitée par le MEDEF, nos deux camarades ont osé avec des milliers d’Alésiens s’insurger contre cette réforme anti sociale.
Connus et reconnus, pour leur engagement syndical et politique, ils devinrent rapidement la cible des policiers. Puis, celle de la justice qui les convoquera à plusieurs reprises, sans jamais pouvoir prouver les délits qui leurs sont reprochés.
Sarkozy, et sa bande du Fouquet’s ont mené au pas de charges, des attaques successives contre les droits sociaux, les libertés syndicales et la liberté tout simplement.
Déchu, de son pouvoir par le peuple, après cinq années de destruction massive du Code du Travail, l’ancien monarque est obligé de se retirer de la vie
politique.
Le changement est annoncé, mais les salariés, les privés d’emploi, les retraités, n’en voient pas la couleur. Bien au contraire, la casse continue. Good years, Peugeot, Renault, Fralib, et bien d’autres encore…, et ici Shelbox, Tamaris, Jalatte….. Tous ces salariés sont en colère, et se font entendre…. Et la réponse est toujours la même : répression, tribunaux.
Ce gouvernement, prétendu de gauche, manie le bâton, menace. Vals s’inspire de son prédécesseur, en invoquant les lois de la République pour justifier la répression contre les travailleurs.
Il oublie que la République, c’est nous ! Et qu’ils ont été élus par le peuple pour défendre l’intérêt commun, et non celui de quelques nantis.
Une loi d’amnistie a été votée par les sénateurs, elle va être présentée à l’Assemblée. Une fois de plus, les élus socialistes se sont couchés devant les exigences de l’UMP, le texte déposé par le Front de Gauche, s’est réduit comme peau de chagrin.
Même si, le vote des sénateurs est un premier pas, il est pour nous largement insuffisant. Nous demandons l’amnistie totale pour tous les syndicalistes, l’abandon de la loi de sécurité intérieure.
Mais surtout, que ce
gouvernement sanctionne, les capitalistes seuls responsables de la violence, de l’insécurité et du chômage qui frappe notre pays.
Je remercie au nom de l’UL d’Alès, les délégations syndicales qui depuis le début des poursuites soutiennent nos deux camarades. Je remercie aussi les camarades de la FSU, Solidaires, de la CNT, de la Ligue des Droits de l’Homme, et les Citoyens de leur solidarité.
Merci, à Philippe Galano, salarié poursuivi, harcelé par la justice pour refus de prélèvement ADN, d’avoir souhaité accompagné Sébastien et Cédric.
Merci à Francis Iffernet figure emblématique de la lutte des mineurs.
Merci, aux camarades du Front de Gauche, et à leurs représentants René Revol du PG et Martine Gayraud du PCF
Merci à Sébastien et à Cédric, et à toutes celles et ceux qui ont refusé le test ADN. Leur courage, leur détermination fera que cette loi liberticide disparaitra.
Le Secrétaire Général de l'Union Locale CGT d'Alès
Bernard VIRE
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