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Comité National CGT des Privés d’Emploi Montreuil le 29 mars 2012 |
Sans droit, mais pas sans voix
Depuis des mois les privés d’emploi, les précaires, sont accusés de tous les maux, stigmatisés. Après les propos du ministre Wauquiez, qui nous considéraient comme des assistés, allant jusqu’à parler de cancer de la société. Après Xavier Bertrand qui nous fait passer pour des fraudeurs. Après qu’ils veuillent rétablir le STO pour les bénéficiaires du RSA et les propositions de Sarkozy visant à supprimer les indemnités aux demandeurs d’emploi qui refuseraient une formation ou un travail même si celui-ci ne correspond pas à leur métier d’origine, alors que dans les entreprises les salariés crèvent d’avoir trop de travail, quand nous, on souffre de ne pas en avoir, quand les salaires sont ridicules et les pensions aux plus bas, quand les revenus des privés d’emploi permettent tout juste de survivre quand bien sûr on en perçoit.
Qu’en est-il réellement ?
Emploi :
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- 4,5 millions de personnes sont au chômage. (Plus 1 million en 5 ans)
- Le chômage est à son plus haut niveau depuis 12 ans.
- 100 000 emplois industriels ont été supprimés. (500 000 en dix ans)
- 1 fonctionnaire sur 3 n’est pas remplacé.
- 900 entreprises ont fermé.
- 1 CDD sur 2 est un CDD de moins de 1 mois. Ils ont progressé de 88 % entre 2000 et 2010. Ceux de moins d’une semaine de 120 %.
- En 2010 les 19.4 millions d’embauches ont concerné seulement 62 % des personnes embauchées et dans ces 62 % plus d’un tiers ont été embauchées au moins 20 fois dans l’année.
- Le chômage est passé de 8 à 9.4 % entre 2007 et 2012, pour les moins de 25 ans il est passé pour la même période de 19.5 à 22.9 %.
- Les salariés de plus de 50ans au chômage ont progressé de plus de 300 000 depuis 2008.
- Les ruptures conventionnelles qui exonèrent les employeurs de leurs obligations en matière de reclassement et qui souvent ne servent qu’à masquer les pré — retraites déguisées, sont près de 30 000 par mois.
Salaires :
- La baisse des salaires pour préserver l’emploi est une contre-vérité dans notre pays quand on sait que la consommation est le principal moteur de la croissance, donc de l’emploi.
- Il y a environ 12 millions de travailleurs pauvres en France.
- Environ 17 % des salariés sont au SMIC.
- Les employeurs sont exonérés totalement ou partiellement de cotisations sociales pour les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC.
- Les diminutions des cotisations sociales accordées aux employeurs sont une baisse du salaire socialisé donc une baisse du salaire tout cours dont les salariés paieront les conséquences un jour ou l’autre (réduction des retraites, baisse des remboursements de la sécurité sociale, etc.)
- Même si l’état compense ces exonérations, à terme il faudra les compenser par l’impôt.
Temps de travail :
- En 2009, la durée moyenne du travail était de 39.4 heures par semaine, contre 39 heures en Italie ou 37.7 au Danemark.
- La disparition de la durée légale du travail prônée par Sarkozy n’aura pour effet que supprimer le coût des heures supplémentaires pour l’employeur.
- En 2011, le nombre d’heures supplémentaires réalisées représentait l’équivalent temps plein de 400 000 emplois.
Coût du travail :
- Depuis 1980, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises en France a baissé de 6 points, ce qui représente une économie de 100 milliards d’euros pour les entreprises.
- Dans cette même période, si le salaire moyen a doublé, le montant des dividendes versé aux actionnaires a été multiplié par 13.
- Les entreprises consacrent plus d’argent aux actionnaires qu’au financement des investissements productifs.
Protection sociale :
- Déremboursements des médicaments, réductions des indemnités journalières, taxation des mutuelles plombent le pouvoir d’achat des ménages ce qui oblige 29 % des Français à renoncer à se soigner.
- Le transfert des cotisations sociales vers l’impôt est une aberration qui aurait pour conséquence de ne plus relever de l’assurance, mais de la solidarité nationale, remettant en cause notre modèle social issu du Conseil national de la résistance instaurant une protection sociale a deux vitesses ou chacun dépendrait des moyens financiers dont il dispose, pour se soigner.
Retraite :
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- Augmenter le départ de l’âge à la retraite parce que l’espérance de vie augmente est un énorme mensonge.
- D’abord parce que l’espérance de vie « en bonne santé », sans incapacité, est beaucoup plus faible que l’espérance de vie tout court, ensuite parce que les inégalités socioprofessionnelles sont très fortes. (Un ouvrier vit 7 ans de moins qu’un cadre supérieur).
- Deux tiers des salariés ne sont plus en activité au moment de liquider leur retraite, le chômage ne cesse d’augmenter donc moins d’argent rentre dans les caisses.
- Le conseil d’orientation des retraites estime à 3 points du PIB d’ici à 2050 les besoins de financement supplémentaires pour maintenir les droits des salariés à la retraite, rien n’est donc impossible.
Immigration
:
- La France compte 2.5 millions d’immigrés actifs en 2009, soit 8.8 % de la population active, proportion constante depuis 30ans.
- Les immigrés sont surreprésentés dans les secteurs précaires et mal payés, ils connaissent un taux de chômage deux fois supérieur aux autres.
- Si les immigrés reçoivent de l’état 47.9 milliards d’euros de prestations sociales, ils reversent 60.3 milliards sous forme de cotisations et d’impôts, soit un solde positif de 12.4 milliards d’euros en leur faveur.
- On est très loin de ceux qui affirment qu’ils viennent « manger » l’argent du contribuable Français.
Les chômeurs seraient des assistés :
- Un chômeur sur deux est indemnisé.
- La moyenne des allocations chômage est de 1120 euros mensuels.
- Celle de l’allocation spécifique de solidarité de 614 euros.
- Celle du RSA de 467 euros.
- 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté fixé à 954 euros mensuels.
- En 2010, seuls 10 % des privés d’emploi ont bénéficié d’une Formation professionnelle.
- Le coût moyen d’une recherche d’emploi est estimé à 410 euros mensuels.
À qui profite la situation ?
Pas à nous !
- Nombre de familles se trouvent dans une situation financière plus que difficile.
- Le pouvoir d’achat des Français a reculé de 0.2 % en 2010.
- Des milliers de familles ont recours aux restos du cœur ou à d’autres associations caritatives pour tenter de survivre.
- nombre de familles ne peuvent plus se loger, se soigner.
- Les expulsions locatives, les coupures d’énergies se multiplient :
Certains ne connaissent pas la crise
- Les dirigeants des entreprises du CAC 40 ont vu leur rémunération moyenne augmenter de 34 % en 5 ans ;
- Les entreprises du CAC 40 ont dégagé 86 milliards de bénéfice en 2011.
- Le taux de bénéfices distribués aux actionnaires a été en 2011 de 37 % et de 41 % en 2012.
- 37 milliards ont été versés aux actionnaires.
- Chaque patron du CAC 40 touche en moyenne 4.1 millions d’euros par an.
- 12 patrons de ce même CAC 40 gagnent chacun l’équivalent de 240 SMIC annuels.
- Le montant total des niches fiscales accordé par le gouvernement aux entreprises en 2010 a été de 172 milliards d’euros.
- Les délocalisations, restructurations, plan de licenciements boursiers et les fermetures d’entreprises sont en hausses.
Pour les uns des « couilles » en or,
Pour les autres des nouilles encore
Pourquoi les privés d'emploi, les précaires, doivent aller voter ?
Depuis 5 ans, ce gouvernement n’a rien fait pour améliorer la vie de ceux qui par leur travail créent les richesses.
Ce Président qui se voulait le président du pouvoir d’achat, le président des pauvres a montré en fait qu’il était le président des riches.
En cinq ans, ce gouvernement a fait payer aux plus démunis les cadeaux qu’il a fait aux plus riches de notre pays.
Il a stigmatisé les privés d’emploi allant jusqu’à les traiter de fainéants, de fraudeurs, il a supprimé l’allocation de fin de formation, instauré les 7 heures d’intérêt général pour les bénéficiaires du RSA, annoncé le croisement des fichiers (CAF, sécu, impôts) pour soi-disant empêcher les fraudes alors que la majorité de ces fraudes sont imputables aux employeurs.
Il oppose les travailleurs sans emploi aux salariés actifs, les immigrés contre les Français, les jeunes contre les anciens, le public contre le privé : il divise pour mieux régner. Il chasse sur les terres du front national, qui comme lui, attise la peur de l’autre, la haine de l’étranger, la violence.
En cinq ans, il n’a rien fait pour lutter contre le chômage pour s’opposer aux suppressions d’emploi, pour développer et améliorer les services publics, pour contrôler les aides publiques versées aux entreprises, pour taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux, pour revaloriser les salaires, les pensions et allocations versées aux privés d’emploi ou reformer la fiscalité.
Ne pas mettre un terme aux agissements de ce gouvernement, c’est repartir pour 5 ans de galère, d’austérité, c’est lui donner quitus sur son quinquennat lui donner la possibilité de poursuivre les réformes qui continuerons de pénaliser les plus faibles et de favoriser les plus riches.
Voilà pourquoi les privés d’emploi, les précaires, doivent aller voter pour un changement de politique qui n’est ni celui de l’UMP et Sarkozy, ni celui du Front national qui ne changerons en rien ce que nous subissons aujourd’hui.
Ils ne feront pas dans les 5 années à venir
Ce qu’ils n’ont pas fait ces 5 dernières années.
Ce que nous voulons c’est un gouvernement qui soit au plus près des préoccupations des Français, nous voulons un travail stable, qualifiant, correctement rémunéré qui nous permettent de vivre et de faire vivre nos familles, faire des projets d’avenir, sortir enfin de la galère et la misère ;
Nous voulons un gouvernement qui rétablisse la retraite à 60 ans, qui augmente les salaires et pensions, les indemnités des privés d’emploi pour relancer la consommation, qu’il contraigne les entreprises à des alternatives aux suppressions d’emploi, qu’il supprime les exonérations fiscales sur les heures supplémentaires, qui pourrait créer des milliers d’emplois, qu’il arrête les suppressions de postes dans les services et les fonctions publiques, qu’il développe une véritable politique industrielle pour créer là aussi des milliers d’emplois, qu’il réforme la fiscalité en profondeur.
Nous voulons un gouvernement qui se préoccupe de la santé, de l’éducation, du logement, de ces concitoyens. Un gouvernement qui soit au service de tous et non au service d’une poignée de personnes qui accaparent les richesses créées par la majorité des autres.
Nous voulons un gouvernement qui nous permette de nous épanouir dans une société débarrassée des inégalités, une société juste et fraternelle.
Nous voulons vivre, tout simplement !
Alors les 22 avril et 6 mai prochains, je prends mon destin en main, JE VOTE
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