1° Courrier
Chômeurs Rebelles CGT
C.A.C.C.P.A.C.
CNL
7, place Georges Dupuy
30100 ALÈS
Le 03 avril 2012
Lettre ouverte
A
Messieurs
Le Sous-préfet,
Le Député Maire,
Le Député,
Le Président du Conseil Général,
Les Conseillers Généraux,
Le Directeur Général Logis Cévenol
Messieurs,
Vous n’êtes pas sans ignorer les énormes difficultés et les risques qu’encourent au péril de leur vie, les sans domicile fixe et ce, notamment en cette cruciale période hivernale.
Comme chaque année, à même époque, les S.D.F font la une de l’actualité dans les médias, on joue ici, sans craindre l’hypocrisie, sur la corde sensible de l’être humain, qui serait toujours prêt à aider son prochain, au nom de la sacro-sainte solidarité.
Il nous apparaît inconcevable, que dans un pays comme la France, cinquième puissance économique, pays des droits de l’homme, que l’Etat, ses représentants et ses institutions puissent se décharger de la sorte de leurs responsabilités, laissant le bénévolat et l’associatif tenter de pallier à leurs propres carences tout en continuant au fil des années à diminuer le montant de leurs subventions.
Rappelons ici, les engagements de Nicolas Sarkozy : « il n’y aura plus de gens à la rue à, la fin de mon mandat » Notre collectif d’aide aux sans abris ne saurait en aucun cas être une énième roue de secours de l’Etat, afin de minimiser ses manquements en la matière.
Nous agirons certes, partout où nos compétences nous permettrons de le faire, afin que les droits les plus élémentaires et vitaux de l’être humain soient respectés et mis en application. Notamment, nous exigerons l’arrêt des expulsions et des coupures d’énergie.
Le droit au logement nous semble indissociable du droit au travail, l’un ne peut se concevoir sans l’autre, car ils sont indispensables à l’épanouissement de l’homme.
Bien entendu, nous ne manquerons aucune occasion de rappeler à chaque fois que cela apparaîtra comme nécessaire, les engagements et les responsabilités des uns et des autres, et notamment, ceux et celles dont le pouvoir leur confèrent obligations à faire respecter les plus élémentaires droits de l’homme, sans lesquels nul ne peut s’épanouir et s’émanciper, notamment le droit à un logement décent, à un travail correctement rémunéré et à toutes les énergies indispensables (eau, électricité) pour pouvoir vivre dignement, ainsi que tous les droits fondamentaux, tels que la santé, l’éducation, la culture, les loisirs…
CGT Chômeurs Rebelles C.A.C.C.P.A.C CNL
2° courrier
Chômeurs Rebelles CGT
C.A.C.C.P.A.C.
CNL
7, place Georges Dupuy
30100 ALÈS
Le 16 avril 2012
A
Messieurs
Le Sous-préfet,
Le Président de la région Languedoc- Roussillon
Le Député Maire,
Le Député,
Le Président du Conseil Général,
Les Conseillers Généraux,
Le Directeur Général Logis Cévenol
Aux candidats aux élections législatives
Messieurs,
Le 13 février 2012, alors que l’hiver était à son paroxysme, nous vous interpellions par courrier pour vous alerter sur les risques et les difficultés qu’encourent les populations les plus précaires et en particulier les sans logis.
Apparemment, tout porte à croire que ces détresses ne vous concernent pas ou peu, en effet, nous n’avons reçu qu’une seule réponse qui ne nous a guère satisfaits, mais rassurez vous, nous n’avons pas entrepris cette démarche dans l’unique but de recevoir des enveloppes à entête. Nous ne sommes pas collectionneurs. Nous souhaitons que les responsables de l’état et politiques que vous êtes, prennent cette question à bras le corps, que soient enfin trouvées des solutions pérennes pour éliminer la misère et la déchéance humaine qu’elle engendre. Les pauvres, les sans logis sont des citoyens à part entière, ils doivent bénéficier des mêmes droits, de la même considération que l’ensemble des autres couches sociales. En cette période d’élections, cette question est incontournable, elle doit devenir une des priorités des mandats à venir. Nous vous rappelons les principaux maux qui engendrent ces situations : bas salaires, chômage, petite retraite, minima sociaux insuffisants….., et les conséquences qui sont : les familles éclatées, incapacité de payer le loyer ou les charges, sous emploi. Des jeunes privés d’emploi, sans minima sociaux sont obligés de mendier, voire de se prostituer, ils sont confrontés à l’alcool, la drogue, la violence. Le tableau est noir, très noir, arrêter de croire que l’arrivée du printemps soulage la misère, bien au contraire, maintenant commencent d’autres galères : expulsions locatives, fermeture des associations caritatives, suppressions des lits d’urgence……
Nous insistons, nous voulons que soient éradiquées grâce à une politique offensive, la misère et l’exclusion.
Nous pouvons déjà vous faire quelques propositions qui permettraient de régler un grand nombre de situations :
- augmentation du SMIC à 1700€ net et les minima sociaux indexés sur le SMIC 80%
- augmentation des retraites
- aide et protection des familles
- protection de la jeunesse
- emploi formation
- droit aux logements décents
- droits aux énergies : eau, électricité, gaz
- respect des personnes (pressions policières ou administratives)
- et bien sur tous les droits fondamentaux inscrits dans la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen et dans la Constitution Française.
En cette période électorale propice aux rencontres, nous souhaiterions débattre avec vous de nos propositions afin de trouver ensemble des solutions.
Dans l’attente d’un rendez-vous, veuillez recevoir Messieurs, nos salutations distinguées.
CGT Chômeurs Rebelles C.A.C.C.P.A.C CNL
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