07.02.2010- La Voix du Nord
Quand on est bénéficiaire de l'ASS (allocation spéciale de solidarité) et que celle-ci n'arrive pas sur le compte à la date habituelle, les ennuis commencent ...
... Claudine Foucart, Saint-Saulvienne de 57 ans, en sait quelque chose. Célibataire, elle sait ce qu'avoir un budget serré signifie : 450 E d'ASS lui sont versés le 3 de chaque mois, 130 E vont
au loyer (le reste étant financé via les aides de la CAF). Ensuite il y a les prélèvements mensuels pour le gaz, l'électricité... « Il ne me reste généralement que 100 E pour manger et subvenir à
mes besoins », explique Claudine Foucart.
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Le 11 septembre dernier, alors qu'elle se trouve en Normandie avec une association, à l'invitation de généreux donateurs, Claudine Foucart reçoit un coup de fil de sa banque : « On m'indiquait
que j'avais un découvert de 300 E alors que j'avais une autorisation de dépassement de 200 E. Or je savais que j'étais réglo : je n'avais pas dépensé des sommes folles. L'employée m'a expliqué
qu'il n'y avait pas eu de rentrée d'argent : je n'avais pas touché l'ASS ! ». L'employée de banque indique oralement ce qui sera confirmé ensuite par courrier : la quinquagénaire risque une
interdiction d'émission de chèques pendant cinq ans, et elle peut perdre son autorisation de découvert.
Toute tremblante, Claudine Foucart rentre à Saint-Saulve et dès le lundi matin, appelle Pôle Emploi pour demander des explications. « La personne au bout du fil m'a simplement dit "Je ne sais
pas" avant de parler d'une erreur informatique ou humaine. J'attends toujours un mot d'excuse », raconte Claudine Foucart. Le 22 septembre, son compte sera crédité de l'allocation et les mois
suivants, celle-ci tombera pile le jour habituel.
Mais la Saint-Saulvienne n'en a pas terminé avec les soucis financiers nés de ce retard de paiement : en septembre, les prélèvements de début de mois ont été rejetés ainsi que des chèques
pourtant de petits montants. Ce qui engendre des frais à la fois côté banque et de la part des organismes non-payés (gaz, électricité, assurance...). Au total : 290 E. Au passage, si la banque
n'a pas interdit les chèques à Claudine Foucart, elle a limité l'autorisation de découvert à 100 E.
Dès le début du mois d'octobre, Claudine Foucart a envoyé une lettre recommandée au médiateur du Pôle Emploi à Paris. Elle est passée ensuite à la mise en demeure auprès du Pôle Emploi à
Villeneuve d'Ascq. Après plusieurs coups de fils, elle avait en effet obtenu des réponses allant de la réorientation de dossier à la perte de documents. « Mes ressources sont limitées, je ne peux
refaire des photocopies », explique Claudine Foucart.
Dans un courrier daté du 10 décembre, le médiateur du Pôle Emploi se dit attentif au problème sans pouvoir le résoudre (« Le retard constaté (...) va bien entendu à l'encontre des objectifs
d'optimisation de la qualité fixés par notre institution. Toutefois, les statuts et règlements applicables ne prévoient pas ce type d'intervention »). Claudine Foucart a rencontré Cécile Gallez,
écrit au sous-préfet et envisage de porter l'affaire devant la justice. * M. K.
source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Valenciennes/2010/02/07/article_un-retard-de-paiement-du-pole-emploi-et.shtml
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