Le 17 Novembre 2020, nous avons reçu de la part du Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, un projet de redéfinition des périmètres des Conseils de Prud’hommes, en lien avec leur activité, issue d’un groupe de travail, initié et piloté par le Ministère de la Justice. En ce qui concerne le Conseil des Prud’hommes d’Alès, ce groupe de travail, préconise la suppression des sections encadrement et agriculture et ce en concordance avec le faible nombre de dossiers enrôlés lors de ces trois dernières années.
Etant en désaccord avec ces préconisations, nous avons, le Vice-Président Corbière et moi-même, comme prévu par le courriel du 17 Novembre 2020, répondu à l’argumentaire qui nous a été soumis.
A nos yeux, gouverner c’est prévoir, et l’étude menée par le groupe de travail ne prend en aucun cas en compte nos spécificités géographiques, économiques et sociales.
Pour conclure, pour nous la suppression de ces deux sections au sein du Conseil porte en germe la disparition de la prud’homie sur le nord du Gard, et au-delà mettrait en péril l’activité judiciaire globale du bassin.
En conséquence, nous demandons solennellement le maintien du Conseil de Prud’hommes d’Alès en l’état.
Cordialement, Arnaud BORD, Président du Conseil des Prud’hommes d’Alès
Jean-François CORBIERE, Vice-Président du Conseil des Prud’hommes d’Alès