Mes frères, mes fils, mes amis, mes camarades.
Voilà maintenant plusieurs trop longs jours que notre Bourse du Travail alésienne est fermée, que notre UL ne fonctionne plus, que nous ne pouvons plus soutenir les travailleurs en détresse du bassin et (d’ailleurs). De trop longs jours sans discussions, ni chamailleries, sans stratégie pour combattre notre ennemi de classe : le capitalisme et ses vassaux. De trop longs jours que cette pandémie paralyse notre pays. Les causes de cet immobilisme au-delà du virus sont connues : incompétences, destruction des systèmes de santé et de protection sociale, des administrations…
Nous saluons ici, toutes les composantes du corps médical qui œuvre avec abnégation contre ce fléau. Nous saluons aussi, tous ces travailleurs qui souvent sans protection, sans garantie de ne pas être vecteur de la maladie, continuent à accomplir leurs tâches indispensables à la société.
Tout cela chers camarades, privés comme nous de ne pouvoir embrasser, serrer dans nos bras nos proches, parents, enfants, petits-enfants, amis confirme que ce confinement est une véritable épreuve. Une fois cette affaire terminée, nous devons exiger des comptes à ce système assassin géré par de dangereux scélérats qui n’hésitent pas en plein marasme à peaufiner leur sinistre besogne : la destruction du Code du Travail. Ils le savent très bien, et malgré la répression, ils n’échapperont pas à la vindicte populaire. Macron compare cette crise sanitaire à une guerre, mais il fait office d’un piètre général.
Certes, il est vrai que c’est une guerre de classe exacerbée dont on ne compte plus les victimes à savoir les plus faibles, malades, personnes âgées et les pauvres, ceux qui vivent avec les minima sociaux et qui ne peuvent plus remplir leur frigo, les personnes isolées, les SDF, les migrants, malheureusement la liste n’est pas exhaustive.
Syndicalistes à la CGT, nous ne savons que trop que ce système qui se dissimule sous un mot pompeux le libéralisme, dérive vers un état totalitaire : le fascisme. Il ne faudra rien lâcher, nous devons passer de la résistance à l’offensive, à la reconquête de nos droits spoliés et inscrire dans l’Histoire Sociale de notre pays de nouveaux conquis et libertés. Ainsi émergera une société nouvelle, égalitaire, solidaire et révolutionnaire.
La volonté de la classe ouvrière à s’émanciper du joug capitaliste a permis de faire éclore une pensée avant-gardiste, libératrice des peuples opprimés. Nous devons partager l’optimisme, nos utopies pour faire jaillir l’espoir d’une « cité idéale ».
Restons vigilants et actifs sans rien oublier, pensons au lendemain, à nos retrouvailles, et à l’ardeur que nous mettrons afin que nos rêves deviennent réalités.
Imaginons un grand 1er mai, fête immortelle dans la mémoire des peuples. Un 1er mai festif, culturel, revendicatif à Ladrecht qui est notre symbole des luttes, ainsi que de la solidarité des travailleurs alésiens, (et même d’ailleurs). Un 1er mai, comme l’an dernier, voire mieux !
Et même si cela n’est pas possible le 1er mai, gardons cette idée en tête. Il n’y a pas meilleure option que la fête pour sortir de cette torpeur sociale. Organisons des festivités mobilisatrices et faisons jaillir au grand soleil notre optimisme, notre combativité, notre joie de vivre et de nous retrouver. La fête sera belle et rebelle, car personne ne nous enlèvera l’idée du bonheur, de la solidarité….
Agissons, manifestons, partageons, festoyons ….
Et un œillet rouge fleurira à Destival. VIVE LA VIE !
Bernard & Babeth
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