Depuis plusieurs mois, les questions de Pouvoir d'Achat (et donc d'augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux), de justice fiscale, d'accès aux services publics sont clairement posées sous différentes formes d'expressions.
Le Gouvernement reste sourd et s'enferme dans ce qu'il dit être un "véritable débat". Or, ce dernier n'est en fait qu'une déclinaison de la fameuse nécessité de faire et refaire de la pédagogie pour que les Français comprennent le bien-fondé de la politique menée. Macron nous refait donc du Coluche : " Dites moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer.."
Ainsi, alors qu'il ne cesse de présenter sa démarche comme un acte démocratique exceptionnel, le Gouvernement n'a pas pour autant mis un frein aux mauvais coups :
- Un projet de loi anti-casseurs qui permettrait à un Préfet (nommé par le Gouvernement) et non plus à un Juge indépendant, de prononcer une interdiction de manifester à l'encontre de toute personne. Ce projet de loi liberticide vise à empêcher non pas les actes violents mais bien les manifestations portant ainsi gravement atteinte à la démocratie et au droit constitutionnel
- Un projet de loi "Ma santé 2022" qui réduit l'accès aux soins de proximité
- Un projet de Réforme de la Fonction Publique qui définit sa "modernisation" par la généralisation de la précarité et le licenciement de nombreux fonctionnaires (120 000 prévus)
Dans le même temps, le MEDEF n'est toujours pas mis devant ses responsabilités pour répondre aux exigences de revalorisation des salaires, déroulement de carrière, participation à la solidarité fiscale.
Il faut rappeler que, de 1980 à 2015, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté de 200 % quand les salaires n'ont progressé que de 20 %. Sur 100 € qui rentrent dans une Entreprise du CAC40, 67 % vont aux actionnaires, 5 € aux salaires et le reste aux investissements.
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