Cher Jeff,
Chers Camarades et compagnons d’infortune,
Par-delà ma pleine et entière solidarité à Jeff et mon adhésion sans retenue au comité de soutien constitué autour de lui, je veux ici exprimer mon indignation face à qu’il faut désormais désigner comme une chasse aux syndicalistes à la SNCF…
Car comme d’autres cheminots, Jeff est actuellement victime d’une cabale de la direction et pas d’autre chose !
Aussi, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec mon cas personnel et la radiation des cadres prononcée le 16 novembre dernier à l’issue d’une procédure qui ne garantit rien au salarié mais permet à la direction d’aboutir à ses fins, c'est-à-dire se séparer de militants devenus trop gênants.
Si telle n’était pas la raison de l’acharnement contre Jeff, comment la direction de la SNCF explique-t-elle son recours devant le Ministre du travail ?
Pour l’heure, Jeff n’est ni coupable de provocations, ni de voies de fait et encore moins de violences volontaires. Or, dans une démocratie digne de ce nom, le doute doit toujours profiter au mis en cause.
Aussi, la direction de la SNCF et les pouvoirs publics se doivent en l’espèce de trouver la voie de l’apaisement et de suivre dans ses conclusions, le refus de la radiation des cadres prononcé par l’Inspection du Travail.
C’est non seulement le sens du droit mais de l’intérêt commun !
J’ajoute que Jeff n’est pas un criminel ou un voyou mais un cheminot, représentant du personnel, militant syndical et un homme honnête qui peut être fier de son engagement et de ses actes.
Avec toute ma fraternité pour que justice soit rendue à notre collègue et camarade Jeff,
Jean-Michel Dieudonné
Champigneulles le 26 février 2019
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