Chères et Chers Camarades,
Au sein de Carrefour, caissières, logisticiens et cadres ont de vraies raisons d'être amers. En 10 ans, leurs patrons ont été couverts d'or... pour rater la marche du hard discount, oublier le Drive, négliger la livraison et la numérisation.
A la barre de 2007 à 2012, Lars Olofsson percevait déjà 9,2 millions d'euros par an de revenus et 100 000 euros d'aide au loyer. Ce patron suédois quitte l'enseigne en 2012 en emportant une retraite chapeau et 4 millions d'euros.
Son successeur, Georges Plassat, lui aussi grassement motivé pour doper chiffre d'affaires et résultats maison. C'est lui qui a décrété que Carrefour devait racheter huit cents magasins tricolores de Dia cédés trois ans plus tôt, pour la modique somme de six cents millions d'euros. En guise de remerciement, Monsieur Plassat a décroché en 2016 la plus grosse rémunération du CAC 40, avec 9,73 millions d'euros annuels. Il partira avec 140 000 actions gratuites et 453 083 annuels de retraite chapeau, pour avoir respecté ses "conditions de performance".
Enfin, pour la bonne bouche, on rappellera que Carrefour touche chaque année quatre cents millions d'aides de l'Etat via le CICE et bénéficie de l'exonération de cotisations salariales, ce qui débouche non sur les créations d'emplois promises, mais sur deux mille quatre cents suppressions de postes.
Bref, quand les PDG se plantent, ils touchent le gros lot, tandis que d'autres paient les pots cassés.
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