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Le blog des privés d'emploi  cgt ales

contenu syndical et politique, chômeurs rebelles Alès

Emission du 13 mars 2015 : la loi Macron

Publié le 13 Mars 2015 par Privés d'emploi Alès

Emission du 13 mars 2015 : la loi Macron
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Edito

Selon les dernières statistiques officielles, dans notre département, le chiffre du chômage est en hausse. Cela ne nous surprend pas. Ce n’est simplement que le résultat des lois austéritaires et de régressions sociales. Effectivement, suite à la gouvernance de Sarkozy, aux attaques successives du Code du Travail par Hollande et Valls, les employeurs très décomplexés licencient à la chaine.

Encouragés par le manque de moyens des administrations compétentes en droit du travail comme l’inspection et la médecine du travail, ils jettent le plus souvent hors de l’entreprise, les salariés les plus anciens, les mieux formés. Ceux qui, dans leurs esprits coûtent chers !

Pour le licencié, c’est l’électrochoc ! Après avoir subit, les pires conditions de travail, le manque de reconnaissance, les pressions qui se caractérisent bien souvent par des insultes, voire des menaces, les salariés malades du travail sont achevés par la mesure brutale : le licenciement ! Et nous retrouvons ces laborieux dans nos permanences syndicales à la Bourse du Travail.

Pour mémoire, nous avons reçu 144 personnes en janvier, 110 en février. Ce flux important, nous impose de tenir nos propres statistiques. Ces personnes sont déboussolées, et souvent ne comprennent pas ce qu’il leur arrive ! Généralement, la sanction, le licenciement ne paraissent pas justifiés. Les motifs sont fallacieux. Il est à noter, que tous les salariés n’ont pas l’envie, ni les moyens de se défendre, et donc même si nous gérons, un grand nombre de cas, beaucoup acceptent bon an, mal an, le mauvais sort qui leur est fait.

Cette dégradation des relations, des conditions de travail ont un impact sur la santé des travailleurs. Le burn out devient la cause principale d’incapacité ou d’invalidité. Derrière cet anglicisme, se cache la dépression qui est responsable de nombreux suicides ou autres situations dramatiques.

Point n’et besoin, d’être un analyste pointu et éclairé pour connaître les vraies raisons du chômage.

Si les patrons, le gouvernement et un grand nombre de politiciens rejettent les responsabilités sur les privés d’emploi, le manque de souplesse du Code du Travail, n’importe quel citoyen, un tant soit peu informé, comprend que la destruction de pan entier de l’économie, la fermeture de grandes entreprises provoquent irrémédiablement l’effet domino. Les sous traitants, les entreprises parallèles suivent. Il ne faut pas négliger qu’un emploi dans la métallurgie représente trois emplois induits. Dans la chimie, un pour quatre, faites vos calculs, et ce n’est pas les quelques propositions précaires, comme l’intérim ou autres contrats de misère qui créent de l’emploi.

Cette précarisation de l’emploi engendre la paupérisation d’une majorité de la population. Après la dégradation des conditions de travail, se sont celles de la vie qui s’aggravent. Le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre dénonce un état alarmant de précarité dans le logement. Le rapport cite aussi le manque de courage politique et les spéculations immobilières.

La Fondation précise qu’en France 10% de la population possède 90% des richesses. Ce n’est pas un problème d’argent, mais de justice sociale. L’encadrement des loyers et la garantie universelle prônés par la Loi Duflot sont abandonnés.

Le Droit Au Logement Opposable (DALO) répond très mal aux besoins, seulement 37% des requêtes aboutissent. La Fondation demande que dans la région, 850 places d’urgence soient ouvertes et que plusieurs milliers de logements soient construits.

Les préfets doivent user de leurs prérogatives pour contraindre les maires réticents qui refusent d’appliquer la loi sur la construction de logements sociaux, insiste le rapporteur. Celui-ci demandent aux élus de loger en priorité les ménages à bas revenus, y compris dans les quartiers non prioritaires.

À cela, nous rajoutons l’interdiction des coupures d’énergie et d’eau.

Les chiffres expriment bien la nécessité d’une intervention rapide. 8200 personnes sont sans domicile stable en Languedoc Roussillon, 2800 à Montpellier et 1300 vivent dans des bidons-villes.

Le rapport confirme qu’en France, 3,5 millions de personnes sont mal logés ou sans toit.

Ce désastre social démontre bien que le vivre ensemble et la solidarité tant exploités après les attentats de Paris, début janvier, ne sont que leurre. Une lamentable récupération politicienne, et bien évidemment ce n’est pas la politique d’austérité, la Loi Macron, les cadeaux aux MEDEF qui sortirons le pays du marasme économique.

Seule l’intervention massive du peuple inversera la situation. Le vivre ensemble, la solidarité commence par un partage équitable des richesses, le développement des services publics, la réappropriation de la vie politique par les citoyens contre l’intérêt des capitalistes et des élus de tout bord, partisans de tant d’austérité.

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