Après le contrôle des chômeurs, prôné par le Ministre du travail François Rebsamen, après Manuel Valls qui s’en est pris aux allocations chômage, trop généreuses en montant et en durée selon lui, voilà maintenant M. Macron, ancien gérant de la Banque Rothschild, et accessoirement Ministre du Budget du Gouvernement dit de Gauche qui estime qu'il ne doit « pas y avoir de tabou ni de posture » sur l'assurance-chômage, appelant les « partenaires sociaux » à « faire avancer les choses » pour résorber son déficit de 4 milliards d'euros.
Il faudrait préciser à cet ancien Banquier que l’indemnisation des Demandeurs d’emploi n'est pas un tabou, mais bien un acquis social.
De plus, s'il y a « déficit » du système ce n'est certainement pas à cause des demandeurs d'emplois et la Cour des comptes le confirme : « Un nombre croissant de demandeurs d'emploi ne perçoit aucune indemnisation. La part des chômeurs indemnisés est ainsi passée de 48,5 %, en 2009, à 44,8 % en 2011 », écrivent les magistrats de la Cour et le nombre de personnes indemnisées progresse deux fois moins vite que le chômage. Selon les derniers chiffres de l'Unédic, 33,6 Mds€ ont ainsi été dépensés en 2013 en indemnisation. Un montant équivalent aux contributions recouvrées par les cotisations chômage prélevées sur les salaires.
Donc la cause réelle du déficit est plutôt à chercher du côté des exonérations massives de cotisations accordées au Patronat et ce sans aucune contrepartie en création d'emplois donc en cotisations supplémentaires versées......
non messieurs, Les salariés privés d’emploi dont l’allocation moyenne est de moins de 1000 euros par mois et d’une durée moyenne de 10 mois, ne sont pas des privilégiés !
Le chômage et la précarité pèsent sur eux et par ricochet sur tous les salariés, y compris dans la fonction publique à travers les contrats de droit privé.
Une autre politique est possible :
=> une mise à contribution des employeurs qui usent et abusent des contrats précaires,
=> une augmentation des salaires pour lutter contre la concurrence entre salariés,
=> une véritable sécurité sociale professionnelle, assurant notamment un revenu de remplacement à tous.
Une autre politique de l’emploi est nécessaire y compris pour réduire le déficit de l’UNEDIC et de l’ensemble des caisses sociales, déficit inclus dans la dette de l’état.
LE 16 OCTOBRE pour
« LA RECONQUÊTE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE »
POUR DÉFENDRE LA PROTECTION SOCIALE,
LE 6 DÉCEMBRE AVEC LES PRIVÉS D’EMPLOI
« POUR L’EMPLOI, CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ »,
NOUS SERONS MOBILISÉS.
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Retour sur une folle semaine qui a mis les nerfs des chômeurs à très rude épreuve. La première salve est venue de Londres lundi. Lors de son discours de séduction à la City, le Premier minis...
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