Après l'avertissement des Élections Municipales dont il n'a pas voulu tenir compte, le Gouvernement vient de subir une cuisante défaite aux Élections Européennes.
Le Front National, à force de le dédiaboliser et de le faire passer pour un Parti comme les autres, a fait une forte poussée en pourcentage et devance ainsi tous les autres partis en France.
L’extrême droite par son score ouvre une crise politique qui double la crise économique.
L’humiliation sociale subie par les salariés, jeunes et vieux, actifs et chômeurs, stigmatisés par le patronat, a été aggravée par une gauche qui leur a fait croire qu’elle les représentait. Là se bâtit le bluff néofasciste du FN qui gangrène une démocratie française qui s’est retirée devant la finance.
La gauche au pouvoir a contribué, avec le patronat, à humilier les salariés, chassés des entreprises et dénoncés comme chômeurs assistés, stigmatisés chaque jour comme trop payés et fauteurs de crise pour la simple raison qu’ils touchent une rémunération et des prestations sociales. Les ANI transformés en lois, les reculs du Code du travail et de la Sécurité Sociale ont été des putschs antisociaux qui ont encouragé l’extrême droite.
La gauche convertie au libéralisme a servi le système au pire moment, celui de sa plus grande crise depuis 1929, avec un chômage de plus grande ampleur parce qu’il est doublé d’une montée effroyable de la précarité.
C’est la violence du libéralisme qui favorise et valorise la violence de l’extrême droite.
Le libéralisme politique comme l’extrême droite fondent leur idéologie sur l’inégalité. L’inégalité sociale érigée en principe du marché financier trouve une sœur jumelle dans l’inégalité raciale que l’extrême droite défend. Pour le système libéral, la normalité inégalitaire confère à 1% de la population le pouvoir jeter à la rue les autres 99%, si le profit l’exige. L’extrême droite répand par dessus cette croisade patronale une violence complémentaire, celle qui offre au système capitaliste une fracture supplémentaire qui divise les salariés par les origines, la nationalité, la religion.
La seule issue à la crise sera portée par le mouvement social. Construisons-le
Premier rendez-vous ?
Un tous ensemble le jour de la conférence sociale,
le 7 juillet !
/image%2F0584020%2F20140122%2Fob_d5d3bc_index01-04.gif)