Publié le 26/11/2013 dans le COURRIER PICARD
| ABBEVILLE |
Les représentants du personnel de Call Expert, à Abbeville, demandent l'aide des pouvoirs publics pour sauver l'entreprise, en redressement judiciaire.
À l'initiative de la CGT, plusieurs responsables de ce syndicat et des représentants du personnel de Call Expert vont se rendre au ministère du Travail, à Paris, mercredi après-midi. Ils doivent s'y entretenir avec le chef de cabinet du ministre Michel Sapin, ainsi qu'un conseiller du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
Le but de la visite est d'alerter le gouvernement sur la situation de l'entreprise, placée en redressement judiciaire suite à la mise en examen de son patron, pour abus de biens sociaux. Il a laissé des dettes fiscales et sociales très importantes.
« On attend toujours du concret »
La procédure a été engagée à la demande du comité d'entreprise. L'appel d'offres pour trouver un repreneur prendra fin le 6 janvier. Call Expert, actuellement gérée par un administrateur judiciaire, emploie 900 personnes en France, dont 541 à Abbeville, qui est aussi le siège social de la société. « On attend une intervention du gouvernement, à travers les ministères, pour maintenir l'activité. Ce que l'on veut, c'est sauver les emplois, nous demandons juste une aide pour trouver un repreneur », expose Christophe Saguez, secrétaire de l'Union départementale CGT.
« Je ne sais pas s'ils auront les réponses à toutes les questions », prévient la députée PS Pascale Boistard, en rappelant que les pouvoirs publics ne peuvent s'impliquer dans une procédure judiciaire. Mais lundi après-midi, à leur invitation, l'élue a rencontré les représentants du personnel du site abbevillois. « Nous avons fait le point sur la situation, sur leur moral. Ils sont admirables car ils continuent de travailler dur, malgré les difficultés et l'incertitude », raconte l'élue. Qui affirme : « Je suis le dossier depuis le début, je suis à disposition des salariés, le maire d'Abbeville aussi. Si un repreneur est intéressé, on peut être le relais, accélérer les choses. »
De son côté David Bachimont, délégué CGT, a apprécié cette visite. D'autant que les salariés se sentent plus ou moins abandonnés des pouvoirs publics. « Elle nous a prêté attention. Mais on attend toujours du concret et on espère l'avoir. On compte sur elle. »
X. T.
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