Hier après-midi, le site de Saint-Christol-lez-Alès était désert. (Photo JEAN-FRANÇOIS GALLIER)
L’annonce était redoutée par bon nombre de salariés, elle était néanmoins prévisible. Hier matin, les juges du tribunal de commerce de Nîmes ont rendu leur délibéré et tranché en faveur de la liquidation judiciaire de Call Expert.
Quand bien même l’union locale CGT et la CGT de Call Expert avaient demandé que le tribunal n’examine la solution concernant le centre d’appels téléphoniques basé à Saint-Christol-lez-Alès ne soit examiné que le 24 juillet.
L’affaire était visiblement trop mal engagée, le mandataire judiciaire Me Bernard Roussel, le PDG de Call Expert Bertrand Delamarre ayant eux-mêmes demandé aux juges la liquidation de l’entreprise.
107 salariés sans emploi
Sans oublier l’ambiance générale empoisonnée, où les deux syndicats CGT et CFDT se tiraient dessus à qui mieux mieux, les non-syndiqués devant se contenter d’entendre siffler les balles, une direction aux abonnés absents dès l’entame du conflit, une première table ronde bancale en raison de l’absence d’interlocuteurs majeurs.
La balance était trop déséquilibrée pour que les juges ne sifflent pas la fin de la partie.
"On s’y attendait", lâchait hier laconiquement Stéphanie Mallia, la déléguée CGT de Call. Côté CFDT, c’est le mutisme le plus complet. "On ne communique plus", rappelait pour sa part Sébastien Gil, secrétaire de la section Services Gard-Lozère.
Le couperet de la Justice tombé, ce sont 107 salariés qui se retrouvent sans emploi. Un nouveau coup dur pour le bassin d’Alès dont le taux de chômage est supérieur à la moyenne nationale.
FRED GAUTIER 06/07/2013, 06 h 00
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